Balance ton genre!

Auteur:
Sophie
Blanche
- Publication: 04/09/2021 - Mise à jour: 16/09/2021 - Vues:
Balance ton genre.

Identifier des mécanismes de stéréotypes de genre dans les medias : albums Jeunesse, publicité pour les jouets, publicités de promotion des sports et des métiers, films d'animation, film grand public, romans Jeunesse.

Présentation
Type d’enseignement
Ordinaire
Niveau d’enseignement
Fondamental
Section pour l’enseignement fondamentale
Primaire
Classe(s) concernée(s)
M3 - P1 - P3 - P5 - P6
Nom et adresse de l’institution où l’activité a été réalisée
Ecole Marcel Thiry Mehagne
Compétences visées

Créer des conditions d'apprentissage qui permettront aux enfants, en fonction de leur âge respectif, de s'approprier les enjeux sociétaux liés la question des stéréotypes de genre.

L'analyse des médias requiert des compétences langagières liées à la lecture, l'écriture, l’écoute et l'expression orale. Utiliser des messages oraux, visuels et écrits dans un contexte de communication est l'optique même du programme de français du CECP en application dans l'enseignement officiel subventionné. La phase création permettra de développer des compétences liées au programme de français mais également  celui d’éveil artistique en invitant les enfants développer leur créativité.

Déroulement de l’activité

Chaque classe a mené des activités spécifiques suivant l'âge des élèves et le thème choisi.

Afin de démarrer les activités, l'asbl Latitude Jeunes (Solidaris) a réalisé des animations avec chaque groupe.

En M3:

Les enfants ont découvert:

- "Hector, l’homme extraordinairement fort", Magali Le Huche, illustrations de Yannick Grannec, Paris, Didier Jeunesse, collection Des livres pour, 2008. 

- "Tu peux !", Élise Gravel, Québec, 2014, livre gratuit téléchargeable et imprimable

-  "Marre du rose", Nathalie Hense, illustrations d’IIya Green, Paris, Albin Michel, 2009.

- "Les filles peuvent le faire...aussi", Gourion Sophie, Gründ.

- "Fille ou garçon ?", camerman, Fleur Alice jeunesse.

- "Long cheveux", Lacombe, Talents hauts 

- "Boucle d'ourse", Servant Stephane, Didier Jeunesse.

- "La pire des princesses", Kemp Anna, Milan

- "Ce que je fais avec maman, avec papa", Gourion Sophie, Gründ.

- "Princesse Kevin", Michaël Escoffier et Rolang Gariggue, p'tit Glénat

-  "Les grands garçons pleurent aussi", Jonti Howley, illustrated Édition 

- "Ni poupées ni super-héros, mon premier manifeste antisexiste", Beauvois, la ville brûle 

En P1:

L'enseignante a distribué des dessins de personnes en habits ou situation de travail sans tête. Les élèves avaient pour consignes de compléter le dessin pour qu'on reconnaisse le métier.

Ensuite, lors de la mise en commun où chacun citaient les métiers, l'enseignant notait systématiquement le métier et la proportion fille ou garçon et de qui venait la réponse (fille ou garçon)

Plus tard, en reprenant le tableau, j'ai demandé pourquoi une fille ou un garçon ...

Les métiers physiques étaient attribués aux hommes par les garçons et aux deux sexes par les filles en fonction de ce qu'elles souhaitaient dans l'avenir. Les métiers intellectuels de la construction comme architectes à des hommes sauf si la maman le pratiquait.

On a remarqué qu'on ne savait pas féminiser tous les noms de métiers car les mots n'existaient pas où parfois plus ...

Les médecins étaient tous des hommes même quand la maman était médecin elle-même !!! Dans un dernier temps, on a cherché le pourquoi des choix de sexe.

Certaines filles ont dessiné des garçons pour maçon, menuisier par exemple car elles pensaient que l'accès à la profession leur était interdit.

Tous les métiers d'entretien même éboueurs étaient majoritairement des femmes. Après discussion sur ce fait, peu de papa s'occupent du ménage et quand ils le font, ils râlent et disent qu'ils sont des "boniches".

Beaucoup de papa s'occupaient néanmoins des enfants même en bas âge.

On a terminé avec la lecture de l'article de la jeune étudiante en menuiserie qui était refusée en stage car elle était une fille. Une stagiaire venue en classe avait une maman menuisière et les élèves ont réalisé qu'il en existait.

Tous étaient d'accord pour dire que si on avait obtenu le diplôme c'est donc qu'on était capable donc qu'on avait le droit de travailler.

En P3:

Les enfants ont d'abord dessiné une princesse sans autre consigne particulière. Après mise en commun, les enfants se sont rendus compte que leurs princesses étaient souvent en robe et presque toujours dans les tons rose.

L'enseignant leur a alors montré plusieurs images de princesses Disney, les enfants les ont classé en deux catégories: les princesses en robe et les princesses qui sont plus "actives". 

Les enfants ont choisi un dessin animé qu'ils aimaient regardé et ils ont analysé le personnage principal: sexe, caractère, attitude, vêtements...

Les enfants ont lu un article présentant la princesse Mathilde de Belgique lors de son année d'étude dans l'armée belge. 

En parallèle, les enfants ont créé différents dispositifs permettant de créer des dessins animés. Un projet sera menée cette année avec l'ASBL Caméra etc... 

En P5 En P6:

- Nous avons lu "Renversante" et, pour chaque chapitre, nous avons ouvert les yeux sur notre société en discutant des thèmes abordés. 

- Nous avons listé les romans préférés des élèves et observe le % de héros masculins et d’héroines féminines  Étonnamment on s’approchait du 50-50 donc belle évolution. J’ai ensuite dit qu’à mon époque la plupart des romans avec une heroine n’existaient pas…

Nous avons fait de même avec les films. Là ils se sont rendus compte que les filles avaient plutôt la place de « très bons » seconds rôles. 

- Nous avons abordé l’Histoire et remarqué que cette histoire parlait presque uniquement d’hommes célèbres. Même dans leur propre cours d’histoire. Idem avec les inventeurs. Certains se sont renseignés. Les élèves ont parlé du film « Les figures de l’ombre » qu’ils ont regardé en CPC. 

- Nous avons lu des articles de journaux concernant les noms des rues (l’article parlait des tunnels de Bruxelles qu’on devait renommer). Nous avons comparé avec une carte de la commune. Et il y a très peu de femmes mises à l’honneur. 

- Nous avons observé que très peu d’artistes féminines étaient présentées dans l'histoire de l'art et on s’est demandé pourquoi. Nos conclusions ont rejoint celles du cours d’histoire. 

Dispositif didactique et matériel

Chaque classe :

- a eu 2h d'animation

- a travaillé à partir de différents médias (YouTube, magazine, livres jeunesses, dessin animés, romans jeunesses, ...)

- a créé différentes affiches pour une future exposition

- a utilisé les iPads présents dans l'école et ceux arrivés en cours d'année grâce au financement.

Notes

L'année passée ayant été perturbée par le covid, les quarantaines et autres soucis n'a pas permis à l'équipe de terminer le projet.

La partie présentation aux autres classes et aux parents sera réalisée cette année. 

Les groupes classes continueront le travail afin de présenter une exposition lors de la prochaine fête de l'école.

La place de l’éducation aux médias

Le projet a permis de poser un regard critique sur le langage médiatique avec lequel les enfants sont en contact. Il envisage d'interroger ce langage en tant que levier d'un certain déterminisme social et d'envisager une autre façon de faire société. Le volet création de l'exposition devra permettre aux enfants de mieux s'approprier et redéfinir les codes médiatiques.

- Média forme-objet : relever les caractéristiques médiatiques, identifier les codes et les signes

- Média contenu transmissible : confronter les représentations et les sensibilités véhiculées, tenir compte de la diversité des approches possibles

- Média comme système de signes : lire, regarder, écouter en construisant du sens, tenir compte de la variété des signes, reconnaître les méta-informations, apprécier les choix graphiques, esthétiques...

L'utilisation des iPads a facilité l'accès aux différents médias.

Image
utilisation des iPads