Le petit journal du ressenti / het kleine gevoelskrantje
- 7 vues
Le projet se déroule avec des élèves de 2ème primaire dans la filière immersion (NL). Ils/elles ont pour mission de réaliser une vidéo illustrant des situations de la vie quotidienne dans lesquelles ils/elles sont en contact avec des émotions procurées par les médias. Cette prise de conscience par rapport aux médias leur permet un usage plus conscient et critique de ceux-ci.
Présentation
L'activité
- savoir vivre ensemble : analyser ses émotions et celles des autres à travers un même média
- Percevoir l’influence de certains éléments (textuels ou visuels) d’un contenu médiatique sur une émotion ressentie.
- Produire une histoire à partir d’une mise en contact avec des médias
- Comprendre que l’agencement des images induit une interprétation et est le résultat d’une écriture médiatique.
- Opérer une série de choix de création qui impacte la forme du média
- Transposer d’un langage à l’autre un récit (de l’écrit à l’audio)
- Traduire par la création d’images son interprétation de l’émotion ressentie
- Observer et décrire les effets de sa création sur le public
Les compétences ci-dessus ont été tirées de l’ouvrage intitulé “education aux médias et tronc commun” du CSEM
prérequis :
- Travail des émotions tout au long de l'année par des rituels, ateliers, jeux : les identifier, les comprendre, vocabulaire lié, créer des images mentales ;
- En plus pour l'immersion : Eveil aux langues : vocabulaire des émotions en néerlandais ;
1. Identifier les médias et les émotions qui s’en rapportent + les
exprimer par le biais de séquences de film et chansons représentant différentes émotions
2. Travailler la chronologie d'une histoire via des images à remettre dans l'ordre + travailler la créativité à partir d'une image et imaginer une histoire
Créer les émoticones des différentes émotions sur des assiettes en carton (serviront pour les histoires plus tard)
3. Ecrire des histoires autour des émotions et des médias à l'aide de deux dés (un pour les émotions et un pour les médias que les enfants ont eux-mêmes créés)
4. (en demi-groupe) : mettre les histoires en son grâce à un micro enregistreur parallèlement l'autre groupe réalise des œuvres artistiques en lien avec les émotions (thaumatrope et kaléidoscope)
5. (en demi-groupe) Mise en scène grâce aux assiettes réalisées : à laide d'un Ipad, les enfants se photographient avec l'assiette émotions devant le visage en fonction de l'émotion qu'ils ont ressentie suite à l'usage d'un média (choisi via les dés de l'histoire)
L'autre groupe réalise des œuvres artistiques en lien avec les émotions (bâton de pluie et le prénom pour le générique de fin de la vidéo finale)
6. Montage du son et images par l'enseignant afin de réaliser une suite de situations reprenant les émotions ressenties lors de l'usage d'un média spécifique
7 visionnage de la vidéo en classe (et pourquoi pas inviter d'autres professeurs, enfants, parents ?)
Travail quotidien de l'enseignant + 7 x 2 périodes (50min) avec l'ASBL
Dans la classe ainsi que dans un local polyvalent au calme pour l’enregistrement.
De manière générale le déroulement du projet se fait avec l'entièreté du groupe classe sauf pour la partie enregistrement sonore ainsi que la mise en scène qui se font en petits groupes.
Matériel : micros enregistreurs, Ipad, projecteur, assiettes en cartons, rouleaux d'essuie-tout, pique à brochette, papier de dessin, riz, cure-pipes, casques audio, cartes émotions, développement de cube sur papier cartonné
Attention que c'est un projet qui nécessite au minimum 2 enseignants en même temps, profiter du co-enseignement
Bonus : transformer la finalité du projet en exposition, pourquoi pas pendant une fête d'école
L’éducation aux médias
Tout d’abord, la dimension sociale : “toute forme de communication prend place dans un contexte relationnel qu’elle contribue à construire”. Cela se traduit dans notre projet par les objectifs suivants : identifier et exprimer les émotions dans et face aux productions médiatiques,
Faire découvrir la multitude des genres médiatiques et casser les clichés (panique morale, vision négative des pratiques médiatiques des plus jeunes,...) font partie intégrante de la philosophie du projet . De plus ce projet permet de mêler les apprentissages divers (scolaires, médiatiques, techniques…) et créativité.
Notre projet touche également à la dimension technique lors de la phase de création de leurs capsules vidéos.
Enfin, la dimension informationnelle ne sera pas la plus développée dans notre projet. Cependant lors du premier atelier de découverte des médias les enfants seront amenés à différencier les médias et les émotions procurées par ces derniers.

