C'était au temps où la presse "bruxellait"

Date: 
Mercredi, 18 Septembre, 2013
Enseignement: 
Secondaire
Compétences : 

Comparer la presse d'antan avec les modèles contemporains

Objectifs: 

Souvenons-nous de l’âge d’or de la presse bruxelloise. Ou plutôt, à défaut d’appartenir à la génération qui a connu cette époque, parcourons l’exposition qui retrace ces temps héroïques, jusqu’au 18 mars 2012  inclus au 19 de la rue du Chêne à Bruxelles, à la Maison du folklore et des traditions. Tout un symbole !

A l’heure où les groupes de presse se réorganisent et déménagent leurs infrastructures hors du centre-ville, dans des zonings d’activités économiques bien plus impersonnels, cette exposition en centre ville constitue un flashback intéressant pour comprendre le monde que fut celui de « la presse de papa, ou de grand-papa ».

Organisation matérielle: 

Si la visite de l'exposition n'est plus d"actualité, le matériel évoqué reste une accroche possible. Il est en effet possible de se procurer des fac-similés de la "presse de papa", notamment ceux qui furent publiés par le journal "Le Soir" à l'occasion de l'anniversaire de ses 125 ans. Nous fournissons d'ailleurs des copies, en ce sens.

Durée: 
3 x 50 minutes, par exemple
Education aux médias: 

Approche de la presse écrite des débuts. Comparaison avec les modèles contemporains.

Développement: 

C’est une exposition qui retrace les temps héroïques de la présence de La Libre et de la Dernière Heure au bouvevard Emile Jacqmain et de celle du Soir, rue Royale, au cœur de l’enceinte bruxelloise. Période révolue donc car, pour l’heure, les grands groupes de presse, tous flamands et francophones, à l’exception du Morgen et du Tijd toujours logés près du canal et des Tours et taxis, se sont expatriés en périphérie. Efficacité des transports oblige !
Or, à l’époque des fondateurs, Victor Rossel notamment, les quartiers de Bruxelles-la-journaliste (comme les appelle Christian Laporte quelque peu nostalgique) vibraient au rythme des divers métiers de la presse logés dans ses anciens bâtiments. On pourrait en dire autant des usines qu’avoisinaient de nombreux tripots dans lesquels une fois la journée achevée, les travailleurs allaient épancher leur fatigue en étanchant leur soif. En effet, à l’époque une maison de presse, c’est non seulement les bureaux où la rédaction compose le contenu de ses colonnes, mais c’est aussi la bâtisse dans laquelle sont logées les rotatives et les quais où viennent s’approvisionner matinalement les transporteurs des Messageries. Tout ce qui commerce alentour est donc d’une manière ou d’une autre « impressionné » par la vie journalistique toute proche, qu’elle se revendique de la foi catholique ou de la Libre pensée.
 

Liens

 
 

Ressources icônographiques
  • Une de l'Excelsior
  • Une du Journal
  • Une du Journal
 
Proposition d'activité avec les fac similés

A découvrir dans cette exposition : des témoignages de la presse francophone et néerlandophone, via : 

  • des objets insolites
  • d’anciennes "Une" de journaux
  • des photos de kiosques
  • des plaques publicitaires, etc.

Approcher la presse écrite de papa par l’observation amusée mais aussi critique de fac-similés des journaux de la première heure

 
Prolongement: 
Proposition d'activité avec les extraits

L’observation pourra mettre en évidence :

  • La prépondérance du texte sur les images
    faisant de la presse de l’époque, un média qui relate et explique à destination principalement des intellectuels.
  • Une mise en page qui peut aller jusqu’à 8 colonnes à la une
    une manière d’occuper l’espace qui n’est plus de mode. A l’époque, lire le journal était une tâche plus rébarbative que s’imposait un public qui avait besoin de ces infos pour des raisons politiques ou professionnelles. Aujourd’hui, tout en ayant encore cette mission d’informer, le journal a subi l’influence de la presse magazine de grand tirage (sa mise en page aérée et ses illus plus nombreuses)
  • Le choix des photos
    qui, quand il y en a, sont essentiellement des portraits non contextualisés (photos d’archives), le cliché ayant juste comme mission de faire identifier les acteurs… surtout politiques. Pas encore de photos récit prises sur le vif de l’actualité : accidents, incendies,…
  • La présence des croquis et caricatures de presse
    plus facile à concevoir que le cliché photo pris sur le vif d’une actualité. Idem des cartes géographiques.
  • La question du modèle financier de ces journaux
    où la publicité n’est encore quasi pas présente.
Thèmes: 
Voir et découvrir
Analyser et comprendre
Public cible de l'activité: 
Adolescent
Jeune adulte
Adulte
Senior
Médias: 
Presse et information